L'aromachologie

Une odeur... et c'est un fragment de vie qui revient dans l'instant présent
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Les huiles essentielles sont employées depuis la nuit des temps pour communiquer avec les dieux mais aussi assurer un profond bien-être intérieur. Âme de la plante et véritable complexe biochimique, une essence est un concentré d’énergie vitale dont l’odorité affecte directement et efficacement nos émotions par simple capillarité et/ou olfaction. L’aromachologie est l’emploi des huiles essentielles à des fins de bien-être émotionnel. Découvrez comment les molécules biochimiques d’une plante agissent sur nos sens grâce à leur pouvoir vibratoire puissant…

L’aromachologie, c’est quoi ?

 

La relation de l’Homme avec les odeurs existe depuis la nuit des temps pour un but religieux (connexion avec une déité ou soi-même) et ces rituels étaient pratiqués régulièrement à l’aide de fumigations et d’onctions. En Égypte et en Mésopotamie, on retrouve d’ailleurs des traces de l’emploi d’essences de plantes. Elles étaient alors employées pour diverses raisons sacrées par l’onction. L’utilisation des essences de plantes et de leur fragrance a toujours tenu un rôle central dans les diverses civilizations. Le lien intrinsèque de l’Homme et du monde végétal existe depuis des millénaires et c’est grâce à nos sens olfactif et cutané que nous recevons pour beaucoup tous les bienfaits holistiques des plantes. Leur essence agit par capillarité et/ou olfaction par les systèmes nerveux central et limbique en influant directement le siège de nos émotions. 

 D’ailleurs, Hippocrate affirmait que « le parfum est un remède pour soigner la mauvaise humeur » (au sens propre et figuré car en ce temps-là « l’humeur » signifiait également un liquide organique). 

Comment une huile essentielle peut-elle affecter positivement les émotions et améliorer de façon efficace et rapide un bien-être intérieur? Les molécules fines et volatiles de l’huile essentielle possèdent une bioélectricité positive ou négative laquelle est déterminée d’après leur profil chimique. Cette composition particulière à chacune dépend de facteurs déterminants comme le terroir et le sol où pousse la plante, le climat, le procédé d’extraction qui assure une qualité parfaite de l’huile essentielle. C’est cette vibration ou fréquence explicable par la science moderne qui fait le lien entre les émotions et les centres énergétiques comme les chakras par l’intermédiaire des méridiens. 

En terme d’olfaction, on relie donc une huile essentielle à un panel d’émotions mais il est important de savoir que l’odeur n’est pas objective car elle est toujours liée à un souvenir et surtout un ressenti au moment de la première respiration de celle-ci. Nous réagissons différemment à l’odeur de lavande par exemple car ell réveillera en chacun de nous des souvenirs variés. Il est par contre intéressant de noter pourquoi nous sommes attirés ou repoussés par une odeur ou un parfum. Que réveille-t-il en nous? L’ aromachologie par l’emploi de ces parfums actifs se développe et révèle une réelle efficacité dans le milieu hospitalier pour le bien-être du malade ou en prévention d’opérations lourdes, pour la reconstruction de la mémoire olfactive ou pour compléter un travail de mémoire pour les personnes souffrant de la maladie d’Alzheimer; l’aromachologie est également un vecteur important pour re-tisser ou entretenir un lien social comme par exemple dans le milieu carcéral où un group de thérapeute emploiera le pouvoir olfactif des huiles essentielles. 

Le pouvoir de l’odorat existe en chacun de nous depuis la période de gestation durant laquelle il aide déjà à créer le lien avec la mère. Le souvenir d’un lieu, d’une personne, d’un moment, sont réveillés immédiatement grâce à l’olfaction et ce sens est hors d’un quelconque contrôle intellectuel. 

L’aromachologie est une méthode qui utilise principalement les huiles essentielles en diffusion atmosphérique, en respiration consciente guidée par le naturopathe ou le thérapeute ou en onction corporelle sur des zones précises. Méthode douce, 100% naturelle et efficace, elle accompagne le patient de façon agréable et efficace.

Le pouvoir de l’odeur : comment ça marche? 

En quelques chiffres, comprenons pourquoi le sens de l’odorat est complexe, intrigant et très intéressant… le sens olfactif est capable de reconnaître près de 1000 milliards d’odeurs différentes (étude parue dans le magazine Science). L’épicentre de ce sens mystérieux est une membrane olfactive de 2 à 3 centimètres carrés seulement sur lesquels sont présents près de 400 récepteurs et contient près de 5 millions de cellules olfactives lesquelles meurent tous les 45 jours ! Cette muqueuse olfactive est située sur les parois latérales et médianes du toit de la cavité nasale.

Lorsque nous inspirons l’air chargé de molécules odorantes, celles-ci traversent le mucus qui tapisse les fosses nasales et rentrent en contact avec les récepteurs situés dans la muqueuse olfactive. Immédiatement, un signal est alors envoyé via les neurones sensoriels au bulbe olfactif lequel traite l’information et permet au cerveau limbique (siège des émotions) de reconnaître l’odeur comme bonne ou mauvaise. Le système limbique est lié à des parties ayant une action de contrôle vis le système nerveux ortho et para sympathiques sur le rythme cardiaque, la pression artérielle, la respiration, la mémoire voir même les hormones. 

 

Odeurs et  fréquences…

Quand des scientifiques affirment que le pouvoir de l’odeur sur notre psyché est une question d’ondes…. Le sujet devient très intéressant surtout lorsqu’il est amené par Mr Luca Turin, bio physicien et grand spécialiste du parfum. D’après lui, la fréquence d’une odeur est comme une « clé » qui agit sur notre système cognitif et en particulier la région des émotions.

On appelle ceci l’électrophysiologie. Comme pour les autres systèmes sensoriels, ce sont les phénomènes électriques qui vont fournir les premiers indices d’activité du système olfactif. David Ottoson qui travaillait à Stockholm, publia en 1956 la découverte d’une variation lente, monophasique, négative de potentiel électrique qu’une électrode large , posée sur la muqueuse olfactive pouvait recueillir pendant la stimulation de l’organe olfactif par des odorants. Il nomma cette « réponse » : électro-olfactogramme (EOG) et l’interpréta comme la somme des dépolarisations électriques cellulaires, consécutives à l’action des molécules odorantes sur les cellules olfactives.

Ce que le nez dit au cerveau…

Il existe une autre perspective qui est celle de la physiologie et de l’étude cognitive des phénomènes mentaux. Sans rentrer dans des considérations trop scientifiques : percevoir une odeur, la reconnaître, la classer, la nommer l’évoquer sont autant de processus cognitifs qui révèlent la large éventail de singularités du sens olfactif. 

Le sens de l’odorat est d’autant plus différenciant des autres sens car il implique la notion de mémoire. Nous associons toujours un lieu, une personne, une situation… une émotion sur quelque chose ou quelqu’un pour mémoriser une odeur. La Madeleine de Proust. De l’odeur est naît, est mémorisé, est rappelé une émotion précise sur un souvenir.

Les huiles essentielles : des fréquences aromatiques...

Luca Turin, biophysicien et chercheur au Collège Universitaire de Londres, explique ses travaux sur l’effet tunnel de l’odorat. Entre les glomérules situés dans le bulbe olfactif et l’épithélium olfactif, il se passe un échange « électrique » d’électrons provenant des molécules odorantes.

Cet échange se fait grâce à un « effet tunnel » ; c’est à dire qu’un échange est possible seulement lorsqu’il y a présence de molécules odorantes. Il explique ainsi :

« Le premier site fournit des électrons à une énergie supérieure à celle que peut accepter le second. Pour que les électrons circulent, il faut donc qu’une molécule se trouve enchâssée dans le récepteur et qu’elle possède un mode vibratoire à la bonne énergie, susceptible d’absorber le surplus d’énergie de l’électron. Tel serait le secret quantique de l’olfaction : le « courant » électronique ne passe dans le récepteur olfactif que si une molécule possédant les bonnes propriétés vibratoires, et non plus chimiques, se trouve dans le récepteur, molécule qui serait de ce fait identifiée. »

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