La phytothérapie

L'art de se soigner avec les plantes
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Les plantes médicinales ont toujours accompagné l’Homme à travers toutes civilisations. Elles sont utilisées de différentes façons grâce à des galéniques variées mais bien spécifiques à chacune. Infusions, extraits secs, teintures mères ou macération huileuses de fleurs fraîches, leurs principes actifs sont plus ou moins concentrés et leur action se fera plus efficace selon les pathologies ou les maux plus légers. On emploie les plantes médicinales selon les différentes galéniques par voie orale ou cutanée en respectant bien toujours les mesures de précautions et les conseils du professionnel. 

La phytothérapie, c’est quoi ?

La phytothérapie est une médecine ancestrale qui a accompagné toutes les civilisations : l’art de se soigner avec les plantes médicinales est une pratique millénaire qui remonte à la nuit des temps.

Dès la préhistoire l’homme a utilisé les végétaux pour d’abord se nourrir puis pour se soigner. L’apprentissage et le développement du savoir des vertus médicinales des plantes s’est effectué de façon empirique puis par l’observation.

 La phytothérapie vient des termes grecs « phytos » qui veut dire « plante » ou « végétal » et de celui de « therapeutikos » qui signifie « traitement ». La phytothérapie est définie comme l’art de soigner par les plantes médicinales.

On peut distinguer deux types de phytothérapie :

  1. La phytothérapie qui est une pratique traditionnelle avec l’emploi de la plante entière ou une partie de la plante (racine, tige, fleur, etc.) sans séparer les principes actifs. C’est la notion de « totum » : une plante entière est plus efficace que la somme de ses composants. Une plante agit de manière complexe en synergie avec tous ses constituants.
  2. La phytothérapie moderne qui est basée sur les avancées scientifiques où la plante est une matière première. C’est la pharmacognosie ou matière médicale. La plante est ici « décortiquée » pour connaître les molécules responsables de leur efficacité ; ceci afin de confectionner des médicaments allopathiques, établir des précautions d’emploi et leurs interactions médicamenteuses.

Les plantes médicinales peuvent être employée par voie interne et externe.

Les galéniques des  plantes médicinales pour un usage par voie interne

Les tisanes ou "infusions"

Cette méthode d’utilisation des plantes médicinales consiste à verser de l’eau frémissante sur la/les plante(s) fraîches ou séchées préalablement placées dans une théière. L’infusion peut être de 3, 5 à 10 minutes selon la plante et la partie de la plante. Si vous préparez vos propres mélanges de plantes médicinales, il est important à veiller de ne pas associer fleurs/racines ou bois par exemple car leur temps d’infusion est très différent. Veiller à couvrir d’un couvercle la théière lors de l’infusion de façon à préserver les principes actifs à l’intérieur du récipient.

Les teintures mères

C’est une macération de plantes fraîches ou sèches dans de l’alcool ou dans un mélange eau/alcool ou parfois d’alcoolature.

Les teintures homéopathiques sont préparées à partir de plantes fraîches par macération alcoolique dans des conditions bien particulières : 21 jours de macération sont nécessaires ponctués de cycles d’agitation pour permettre un épuisement optimum de la plante puis une filtration est alors nécessaire pour l’obtention du produit final.

Les teintures officinales sont quant à elles préparées à partir de plantes sèches par macération, percolation ou lixiviation.

Les jus de plantes fraîches

Les jus de plantes médicinales sont préparés à partir de la plante fraichement récoltée. Celle-ci est pilée, filtrée pour récupérer le suc. Les jus sont faits à l’aide d’une centrifugeuse ou un extracteur de jus. Vitalisant, détoxifiant, ces préparations de plantes médicinales fraîches accompagnées de légumes et/ou fruits frais sont très en vogue et ils constituent des cures de mi-saison très intéressantes.

La décoction

La décoction des plantes médicinales est une autre méthode beaucoup respectueuse de l’emploi des plantes médicinales. On verse les plantes dans l’eau froide de la casserole. Ceci permet de les réhydrater doucement au fur et à mesure que le point d’ébullition est atteint. Ceci permet ainsi une libération douce des principes actifs. On emploie cette méthode pour les parties de la plante plus « dures » comme le bois ou l’écorce, les racines, les feuilles dures, les graines, les baies.

Les extraits

Un extrait est le résultat de l’action d’un solvant sur les parties actives d’une plante médicinale. Lorsque l’extraction est finalisée, le solvant est alors éliminé par évaporation laissant ainsi seulement les principes actifs. Cette méthode d’extraction est réalisée en laboratoire seulement.

Les extraits fluides glycérinés de plantes fraîches standardisés

Les plantes médicinales fraîches nécessaires pour la fabrication de ces extraits sont souvent d’origine sauvage ou bio. Elles sont congelées juste après la cueillette pour éviter toute oxydation puis elles sont stockées au froid par -18°. Broyées mécaniquement, l’alcool est ensuite ajouté puis laissé à évaporation. Les principes actifs sont dosés puis on ajoute en dernière étape de préparation, la glycérine d’origine végétale.

La macération

On privilégie cette méthode lorsqu’il y a un risque de détérioration des principes actifs par la chaleur ou si l’on veut éviter la présence de trop de tanins qui peuvent apporter une amertume prononcée. La méthode est simple : on verse la/les plante(s) dans un récipient opaque et couvert rempli d’eau froide puis on laisser reposer pendant quelques heures (10 heures minimum). Ensuite, la solution est filtrée et pressée. Attention toutefois car la macération à l’eau n’assure pas une conservation sûre au-delà de 24 heures. Par contre, on peut effectuer des macérations avec une base d’alcool, de vinaigre et huileuse (pour une utilisation par voie externe).

Les poudres

Les poudres de plante médicinale sont réalisées à partir de parties ou de la totalité de la plante séchée puis celle-ci est broyée. La concentration en principes actifs est moindre. Et c’est la raison pour laquelle la posologie est habituellement plus conséquente que pour d’autres galéniques. On trouve les poudres sous forme de gélules, en sachets ou même en vrac.

La gemmothérapie

La gemmothérapie emploie exclusivement les tissus embryonnaires frais des plantes médicinales, des arbres et des arbustes. Les bourgeons présentent des vertus et des bienfaits largement supérieurs à ceux de la plante mature. Ils contiennent toute l’énergie vitale de la plante , son potentiel de développement, de fortes concentrations d’éléments actifs comme les hormones, les oligo-éléments, les vitamines et les minéraux.

Comment employer les plantes médicinales  par voie externe

L’utilisation des plantes médicinales par voie externe complète parfaitement leur emploi par voie interne. Si pour une raison ou une autre, il est déconseillé de prendre de la phytothérapie par voie interne, on peut toutefois appliquer certaines plantes localement et bénéficier de leurs vertus thérapeutiques.

Les bains aux plantes

Bains de pied, de siège, bras, bouche, d’yeux, ou du corps entier est un moyen thérapeutique intéressant pour leur action sédative, antirhumatismale, tonifiante, antiprurigineuse, adoucissante. On versera ici une infusion de plantes médicinales dans le bain sous forme de tisane déjà préparée ou d’un sachet à laisser infuser dans l’eau chaude du bain.

Les collyres

Le collyre est la même préparation que pour le bain d’yeux (premier paragraphe) mais son application se fera en goutte à goutte

Les gargarismes

Nous reprenons le bain de bouche aux plantes médicinales mais son action cible la gorge et l’arrière gorge. Il faut essayer de garder la tisane longtemps en gargouillis (jusqu’à 1 minute), recracher et recommencer plusieurs fois sur 5 à 10 minutes.

Les liniments

Ces préparations sont souvent préparées à partir d’une base d’huile végétale ou d’une solution alcoolique ou les deux, à laquelle on rajoute des extraits de plantes médicinales. Un liniment est souvent de consistance liquide et employé en onction ou friction légère. Ex : liniment calcaire pour bébé ou en démaquillant naturel pour les peaux sèches et réactives.

Les vinaigres de toilette

Leur emploi semble complètement suranné et pourtant l’emploi des vinaigres de toilette est privilégié en cas de chute de cheveux, de pellicules, de manque de brillance capillaire et même en solution anti-lentes imparable ! Le vinaigre aux plantes médicinales infusées est dilué avant son emploi soit 1/10 d’eau.

Les cataplasmes

Ce sont des préparations pâteuses appliquées chaudes sur la peau à l’aide d’un tissu ou telles quelle (feuille de chou), ou en association d’argile verte ou de farine de moutarde. L’action des cataplasmes est cicatrisante, résolutive, antalgique, sédative, anti-inflammatoire ou révulsive.

Les compresses

Différentes du cataplasme, les compresses aux plantes médicinales sont des gazes ou tissus imbibés de suc de plantes ou encore de teinture mère diluée. La compresse est ensuite appliquée sur la zone à traiter pendant 5 à 10 minutes.

Les inhalations et les fumigations

Une inhalation ou fumigation aux plantes se font à l’aide d’un bol ou d’un saladier ou alors d’un sauna facial. L’infusion très chaude est versée dans le bol puis l’on se place au-dessus de celui-ci en recouvrant la tête d’une grande serviette. Aspirer par le nez les vapeurs chargées de principes actifs. La fumigation est légèrement différente puisque le but est de bouillir ou brûler les plantes que l’on respirera et diffusera dans l’atmosphère

Les macérâts huileux de fleurs

Ce sont des infusions solaires de fleurs fraîches dans une huile végétale d’olive ou de tournesol. La macération à froid est une infusion des fleurs fraîches dans une huile végétale à température et laissée pendant au moins 40 jours au soleil. La macération à chaud au bain-marie convient mieux aux parties dures de la plante médicinale comme les racines. Le principe est le même que cité auparavant mais on chauffera le bocal au bain-marie pour optimiser l’infusion de la plante dans l’huile végétale. Les huiles d’olive et de tournesol sont souvent utilisées.

Les cérats

Ce sont des préparations faites à partir de cire d’abeille, d’huile végétale et d’hydrolat. Ex : le cérat de Gallien est la base des pommades !

Les frictions

Elles sont souvent préparées sur une base d’alcool ou de vinaigre. La friction désigne une action énergique sur une zone très localisée. Ex : friction du cuir chevelu, pour les contractures musculaires, etc.

Les lavements intestinaux

Un lavement intestinal avec des plantes médicinales s’effectue à l’aide d’une poire à lavement achetée en pharmacie ou lors de séances d’hydrothérapie du côlon effectués par un professionnel diplômé. Les lavements intestinaux permettent de soulager la constipation, l’inflammation, l’irritation ou les spasmes intestinaux lorsqu’il y a présence de parasites intestinaux et pour accompagner les cures de jeûne et aider à l’élimination des toxines.

Les onguents

Les onguents sont des fromes galéniques anciennes qui étaient un savant mélange de corps gras et de résines. La consistance était assez solide et on les appliquait souvent pour activer la circulation. Désormais, un onguent ou un baume ne contient plus de résines mais de la cire d’abeille et sa consistance est plus agréable. Le rayon d’utilisation est plus large également.

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